jeudi 24 octobre 2013

Fil Raw food

Je me régale avec mes clémentines à la peau verte, d'un bel orange à l'intérieur, extrêmement sucrées: parfait pour confectionner une petite salade de fruit le matin avant de partir au jardin:




Mes salades du soir voient enfin des variantes sauce: je mélange la tomat'tree au citron et à la spiruline. J'y ajoute après des copeaux de tamarin mariné ( joli jeu de mots!) car je trouve cela non seulement très bon, piquant et sucré à la fois, mais en plus, j'adore la texture et ça fait du bien à mon ventre!

Mes feuilles vertes se résument à un gros paquet de coriandre, persil, feuilles de cumin, et basilic frais que je ramène ponctuellement du jardin! Un vrai bonheur pour les papilles et j'imagine, une quintessence pour l'organisme! Le petit goût salé est apporté par les feuilles et branche de céléri.





basilic indien

Tulsi en graines
Et parce que plus on en lit, plus on est convaincu, plus on le pratique, mieux on se sent ( voilà presque deux mois que je suis au 100% cru! youpiii! ), et bien GO ON THE ROAD!




Arshavir Ter-Hovannessian

mercredi 23 octobre 2013

Un jour ici, un jour ailleurs

Très difficile d'exprimer ce qui m'arrive depuis mon arrivée... en fait, je réalise que je vis ancrée et bien sur la plaque un jour sur deux.. C'est comme si l'énergie d'un jour pourtant pas très extrême, épuisait la possibilité d'en avoir pour le jour suivant. 

Mais d'autres choses sont étranges car je perds aussi ce second jour le sens de l'orientation, je n'arrive pas non plus à cerner les mouvements, et j'ai même peur de circuler à vélo. La fatigue m'envahit peu à peu, comme si j'étais sous hypnotique et je deviens bonne à rien sauf à lire, à écrire et à chercher à me désancrer en me propulsant vers d'autres endroits, comme si ailleurs m'aiderait peut-être mieux à me trouver qu'ici.

Je déteste cela, sentir cette fragilité qui pour moi n'a pas de sens et n'est pas moi. C'est comme si j'étais terrassée par une force qui m'enveloppait et voulait me dire quelque chose, mais je n'arrive pas à être dans cette écoute car cela me fait souffrir...en fait je ne devrais pas en souffrir, et voir cela justement comme un message à décoder mais honnêtement, la saturation de mes sens est telle que je suis incapable de bien réfléchir, incapable de bouger, incapable de me reposer, je me sens à ces moments déprimée, fatiguée, et totalement stupide.

C'est le mauvais moment pour prendre toute décision... puis en plus ces jours-là, j'ai un fort besoin de sucre et parallèlement, mon estomac s'étouffe avec quelques crudités. 

De même, les gens ne se comportent pas avec moi de la même façon, je sens du retrait, une fermeture, limite un côté désagréable comme ce matin chez ma marchande de fruits bio qui n'a pas aimé que je lui dise que ses papayes n'étaient pas mûres... mais je les avais commandées donc je devais les prendre... idem, je lui ai demandé un concombre de plus, j'ai cru la défriser... Déjà avant-hier, elle faisait la gueule parce que je n'avais pas la monnaie- elle non plus surtout!- il a fallu que je me démerde pour aller en faire chez les commerçants autour... du coup je me sens mal à l'aise avec elle, et comme c'est le seul lieu où je peux acheter bio, franchement, ça m'énerve même si je lui ai quand même dit d'être un peu plus aimable... Je suis sortie fatiguée avec un sac à dos de deux tonnes, et je n'avais qu'une envie, tout balancer et arrêter de manger à vie... c'est vrai, c'est chiant de devoir toujours se soucier de ce que l'on doit mettre dans le ventre...L'essentiel c'est surtout de retrouver une stabilité globale, et tout ce que j'apprends me perturbe évidemment, et je dois sans cesse remettre en question des attitudes, habitudes passées et c'est vrai que certaines étaient confortables. Elles viennent parfois me rattraper avec des petites voix insolentes, je dois les chasser et leur dire que j'ai changé et que rien n'y fera, je ne ferai pas marche arrière.

Mais cela embrouille mon cerveau qui je crois est saturé d'informations, réflexions et je n'ai qu'une envie, me poser sur une plage tranquille, sans personne qui viendrait m'emmerder. Ici, c'est juste impossible. 
Alors, voilà, je me sens bloquée, fatiguée, incapable d'aller visiter d'autres lieux et en plus je n'en vois même pas l'intérêt. C'est ici que je dois apprendre à me poser, comme partout au final.. Flight or fight... les deux mon colonel! 

Je vois aussi que comme je n'arrive pas ces jours-là à avoir l'esprit clair, je ne peux pas parler, alors je me referme, et les autres autour me gênent, alors qu'ils vivent comme le jour où tout va bien... du coup, je me dis, allez, demain c'est le jour de la Lumière... et je me replie sur mes lectures... ou pas... là je crois que je dois juste me reposer...de ne rien avoir fait, car même la prof de danse indienne s'est plantée sur mon jour....

Par contre hier soir, j'ai eu encore un magnifique cours de yoga: pour l'instant, aucune déception, et là ça tombe bien, le prochain jour est sensé être un jour Ombre, et avec un peu de chance ça va m'aider à enchaîner deux jours corrects.

J'en suis venue à rajouter des jours de travail au jardin car c'est au moins un temps qui structure ma journée, me fait respirer un bon air et me donne un éventail de couleurs pour peindre ma journée...

Je mets ici, quelques extraits de mes lectures d'hier : 






J'essaie vraiment de mettre en application ce que je ressens possible et bon pour progresser. Parfois la lumière se tamise, mais je sais que c'est le parcours normal dans toute Saddhana.

Maintenant que j'ai fini le livre dont les extraits sont issus " Harmonie intérieure", je vais entamer celui-ci qui je pense va apporter beaucoup d'eau à mon moulin pour continuer à comprendre les causes et les formes de toutes mes résistances...et de ceux des autres:



Ce livre est introduit par deux poèmes de Sri Aurobindo qui est l'un des plus grands poètes du siècle dernier mais étonnamment, ça ne s'ébruite que d'un côté de l'humanité...pas la pire ! 



Tout ce qui transparaît sur la terre et tout ce qui est au-delà
Fait partie d’un plan sans limites
Que l’Unique garde en son cœur et seul connaît.
Ce qui nous arrive au-dehors porte sa semence au-dedans
Et même ce Destin sans ordre qui imite le Hasard,
Cette masse de conséquences inintelligibles,
Sont le graphique muet de vérités qui œuvrent, invisibles :
Les lois de l’Inconnu créent le connu.
Les événements qui façonnent l’apparence de nos vies
Sont le message codé de pulsations subliminales
Que rarement nous surprenons ou vaguement sentons,
Ils sont l’effet de réalités refoulées
Qui émergent à peine au jour matériel :
Ils naissent du soleil des pouvoirs cachés de l’esprit
Se creusant un tunnel au travers de l’urgence.
Mais qui va sonder le gouffre énigmatique
Pour apprendre quelle nécessité profonde de l’âme
A déterminé l’acte fortuit et sa conséquence ?
Absorbés dans une routine d’actions quotidiennes,
Nos yeux sont fixés sur une scène extérieure ;
En entendant craquer les roues de la Circonstance
Nous nous interrogeons sur la cause cachée des choses.
Sri Aurobindo

Nos mouvements conscients ont des origines scellées
Mais avec ces lieux pleins d’ombre, ils ne conversent point ;
Nulle compréhension ne relie les parties de notre être, pourtant camarades ;
Nos actes émergent d’une crypte que notre mental méconnaît.
Nos profondeurs les plus profondes s’ignorent elles-mêmes ;
Notre corps même est un magasin de mystères ;
Comme les racines de notre terre se cachent, furtives, voilées, au-dessous d’elle,
Ainsi s’étendent, invisibles, les racines de notre mental et de notre vie.
Nos sources sont tenues très cachées, au-dessous, au-dedans :
Nos âmes sont mues par des puissances derrière le mur.
Dans les régions souterraines de l’esprit
Une puissance agit sans se soucier d’un sens ;
Employant des greffiers et des scribes sans pensée,
Elle est cause de ce que nous pensons et sentons.
Les troglodytes du Mental subconscient,
Interprètes mal formés, lents et balbutiants,
Conscients de la seule routine de leur tâche,
Occupés à tout enregistrer dans nos cellules,
Dissimulés dans les caches subliminales
Au milieu d’une obscure machinerie occulte,
Captent de mystiques signaux morse dont la cadence rythmée
Transmet les messages de la Force cosmique.
Un murmure tombe dans l’ouïe intérieure de la vie
Et se répercute dans les sombres cavernes inconscientes,
La parole bondit, la pensée palpite, le cœur vibre, la volonté
Répond, et tissus et nerfs obéissent à l’appel.
Nos vies traduisent ces subtiles familiarités ;
Tout est le négoce d’un Pouvoir secret.
                                               Sri Aurobindo

mardi 22 octobre 2013

Jeune fille en Fleurs...

Avant j'aurais écrit: jeune fille en pleurs...

Ce matin, je suis retournée au jardin, coup de chance, il ne pleuvait pas. J'étais tellement dans la lune et un peu en retard, que j'ai pris mes tongues de ville, oublié ma casquette... mais pas mon livre que je potasse dans le bus.

Aujourd'hui, c'était le contraire d'avant-hier: j'avais envie de cueillir des fleurs et pas d'aller planter des pousses à la nurserie. Coup de chance, premier arrêt nurserie, les italiennes y descendent! Du coup, je me dis que je serai en trop. Je suis restée dans mon van presque seule et effectivement, les femmes furent heureuse de me revoir venir les aider;

J'ai donc rempli avec calme, plaisir et attention ( et ...intention), ma grosse barquette de Mental Purity en me concentrant sur ma tâche:



Puis je suis retournée à la maison pour voir si on avait besoin de moi pour nettoyer les fleurs. L'indienne ne voulant pas prendre la décision, je suis partie vers la nurserie en traînant la patte, toujours avide de découvrir des nouveautés en cheminant. J'ai croisé justement Kirandi qui encadrait les jeunes étudiants de l'ashram qui étaient en train de construire une énorme cabane en hauteur dans les arbres! Génial! Je lui ai expliqué que tout le monde était à la nurserie et qu'il n'y avait presque personne pour le nettoyage. J'ai bien négocié mon affaire, elle a trouvé que j'avais raison et m'a donc fait faire demi-tour!

Là, il s'est passé quelque chose de drôle: des travailleuses nettoyaient avec une épuisette une jolie petite mare...

Elles m'ont fait un signe au loin donc en bonne curieuse, je suis allée les retrouver.



Evidemment, les voyant sur les nénufars de pierre, je les ai comparées à des grenouilles...et comme passait mon ami le joueur-artiste des bacs à sable, il n'a pas hésité à jouer le jeu!


Et en repartant, je me suis rappelé que petite je confondais toujours les grenouilles et les tortues, les deux me fascinant... Je me suis souvenue de mes deux tortues d'eau, Jacqueline et Jacquelune...

Et à ce moment là, une amie Pascale m'appelle... et elle venait de trouver... devinez quoi?

Incroyable n'est-ce pas?
On voit le bout de ses griffettes qui dépassent.
Nous l'avons remise près de l'étang.

C'est vrai que la mousson débute, et du coup, les animaux ne sont plus les mêmes, les cieux même sont envahis de libellules qui tournoient avec les corbeaux:


Ma chambre, si je ne ferme pas la moustiquaire, se remplit de criquets, sauterelles, libellules en tout genre... et les moustiques se multiplient heureux de tant d'humidité...

Ensuite je me suis attablée pour nettoyer les fleurs avec une américaine de 70 ans et l'indienne qui souvent me fait des commentaires...ça n'a pas raté à un moment lors d'une discussion, et comme je sentais le venin venir, à un moment, lorsqu'elle m'a dit son âge - car avide de conseils naturopathiques-, je lui ai demandé combien elle pensait que j'avais: elle m'a donné 25 ans, soit 13 de moins que ce que j'ai.. J'ai l'habitude...  Et comme les conseils que je lui donnais à un instant ont semblé la perturber, elle m'a parlé assez sèchement: j'ai clairement dit qu'elle devait me respecter et ne pas me parler comme à un gosse. Du coup, elle était toute retournée du ressort qu'elle n'attendait pas, et nous avons rétabli un contact d'égalité et tout le reste du temps s'est passé le mieux du monde.

Pascale nous a amené des roses à nettoyer, une horreur! Pleines d'épines: il fallait qu'il n'y en ai plus une.. donc avec une feuille de palmier pliée en plusieurs épaisseurs, j'ai rempli ma tâche en apprenant quelque chose encore une fois car effectivement après, les roses étaient mises en valeur, et surtout la prise en main pour la confection des bouquets, largement plus aisée.

J'ai trouvé le résultat de notre travail sublime: 

 

Je suis repartie avec un petit bouquet, on m'a offert aussi 4 belles sitas pas encore mûres hélàs. 


En revenant à la guest house, j'ai acheté des fruits chez ma marchande préférée et comme à chaque fois elle me met des fleurs dans les cheveux, je lui ai offert des brins d' Harmonie espérant un petit changement en elle ( car hier, elle a pris un petit chiot planqué sous son étalage par une petite patte, et sans aucune sensibilité, l'a balancé sur un tas d'ordure, près de la chaussée la plus passante! J'ai respecté quelques consignes du yoga intégral, pour ne pas m'emporter... j'ai tout de même expliqué puisqu'il hurlait de douleur, que par la patte ça faisait mal, et qu'elle aussi aurait eu mal si je l'avais prise et secouée par le bras... je n'ai pas commenté le reste, c'est assez (in)culturel ici de jeter les animaux errants, et de faire des mini-dieux des animaux adoptés...).

J'ai eu cette fois les fleurs blanches, hier c'étaient les violettes: très odorantes et nouées avec art:


Je sais ça parle encore de nourriture

Oui, bon, mais ce n'est pas rien de changer de vie, d'alimentation, d'apprendre, de se louper, de se relever, de continuer à comprendre, faire des recherches...et surtout avoir un sourire de plus en plus SAIN si on ne le fait pas la bouche pleine de spiruline!

A propos de spiruline, je suis en train de tester toutes les bio du marché. Aujourd'hui j'en ai acheté une nouvelle, un truc immonde, pourtant fait à côté des autres, un goût de terre, limite raclures de sol, et pourtant celle-là a le label bio, mais la meilleure avec des garanties incroyables, d'ailleurs je suis invitée à visiter la ferme bientôt, reste celle d'Auroville que je m'enfile à la petite cuillère et ça me fait un bien fou. Le prix est à tomber par terre quand on compare avec celle que les français rape-sous nous vendent. Donc, j'en ramènerai et toc, ça fera comme ma poudre de baobab!
Ce qui est très bien pour moi, c'est que la spiruline contient du chrome, tous les acides aminés essentiels, et le fer, et comme sur la journée dans mes calculs j'ai vu qu'il me manquait le chrome, la B12, et la méthionine et bien du coup, vu que j'en prends un peu plus que la dose indiquée car je m'en sers comme "algue" dans mes assiettes car ici les autres sont hors de prix et ont une sale tête après l'importation, et bien ça complète bien.

J'ai eu enfin mes feuilles de salade bio qui me manquaient depuis le début, mon persil, du coup je me fais enfin des salades en mode vert: feuilles de cumin à gogo, persil, coriandre, spiruline, salade, brocoli... et je décore avec le curcuma.


Je continue après le travail au jardin à aller découvrir les petits plats de mon restaurant crudivore et ce midi je me suis régalée, mais vraiment avec une petite salade végétalienne spéciale c'est-à-dire légèrement complétée avec des éclats de cajou, des mini graines germées et quelques petits bouts de dattes. Vue la quantité, ça se déguste sans culpabiliser, et les légumineuses donc ici ainsi que les oléagineux seront plus bénéfiques que nocifs. J'ai accompagné cela d'une soupe froide d'amla dont je me fais une cure en petite quantité chaque jour - impossible de toute façon d'abuser tant c'est astringeant- et de mon jus aux feuilles de cumin qui est ... DIVIN. ( J'ai raté mes photos là donc je mettrai cela en ligne la prochaine fois en en reprenant!)

Puis, je reviens à la guest house et complète avec un fruit extra mûr, extra frais type papaye ou pastèque. 
Voilà des fruits mûrs qui se mangent avec joie, la bouche pleine d'un bon sucre comme on n'en trouvait même pas dans les bonbons de l'enfance... Et pas de pépins dans la pastèque BIO! Un pur bonheur glacé!


 Donnez ça a des enfants vous verrez qu'ils choisiront très vite les fruits plutôt que la glace, ou les bonbons fluos!

Mes lectures m'aident vraiment à dépasser certaines tourments, addictions... je remercie vers le HAUT...

 

dimanche 20 octobre 2013

Sri Aurobindo et la psychanalyse ( Freud)

Comme ça me parle! Oui, effectivement, le brassage au bout d'un moment atteint ses limites: certes, voyage intéressant, mais pour celui qui sent à un moment que le tour d'horizon a été fait, il est temps de voir pourquoi les résistances se maintiennent, et comment une technique totalement coupée de la globalité de l'homme, enferme nécessairement celui-ci dans ses déséquilibres lui laissant juste le choix d'une horrible adaptation à un monde que l'on refuse tel qu'il se développe au quotidien...
Merci à mon psychisme d'avoir ressenti ce qui lui manquait en dépit d'une non-éducation au fait spirituel. Comme quoi, la voie de la vérité et de la lumière peut se dessiner pour ceux qui font un véritable travail intérieur. Mais attention, la voie découverte peut augmenter pas mal de perturbations par la nouvelle lecture de ce que l'on est... ça fait... PEUR... il y a du travail! Finalement, c'est très "détoxinant", puisque comme les thérapies naturelles, la première chose à savoir c'est la réactivation des symptômes, leur reconnaissance, le traitement de la cause par le HAUT nivellement qui implique résistance, courage, volonté, douceur et surtout PAIX même dans la souffrance parce que l'on reprend confiance dans le chemin que l'on prend et la lumière saisie de plus en plus au quotidien.

" Votre pratique de la psychanalyse était une erreur; pour le moment du moins, cela a rendu le travail de purification moins facile, plus compliqué. la psychanalyse de Freud est la dernière chose que l'on devrait associer au yoga. Elle se saisit d'une certaine partie de la nature, la plus sombre, la plus périlleuse, la plus malsaine, telles les couches subconscientes du vital inférieur, isole quelques-uns des phénomènes les plus morbides et leur attribue une action hors de toute proportion avec leur vrai rôle dans la nature. La psychologie moderne est une science dans l'enfance, à la fois imprudente, maladroite et grossière. Comme toutes les sciences primitives, c'est un débordement du mental humain et de son habitude universelle de s'emparer d'une vérité partielle ou locale et de la généraliser indûment en voulant expliquer toute l'étendue de la Nature par ses termes étroits. (...)

Il est vrai que le subliminal est la partie la plus importante de la nature humaine et qu'il contient le secret des dynamismes invisibles qui expliquent nos activités de surface. Mais le subconsciente vital inférieur, et c'est tout ce que la psychanalyse de Freud semble connaître ( et encore n'en connaît-elle que quelques coins mal éclairés), n'est rien de plus qu'une portion restreinte et très inférieure de l'ensemble subliminal. ( ...) D'abord on doit rendre le mental supérieur et le vital fort, solides et pleins de lumière et de la paix d'en-haut; après cela, on peut ouvrir le subconscient et même y plonger avec plus de sécurité et quelque chance de changement rapide et heureux." 

Sri Aurobindo

Ashram's school

Je suis allée à la fête de fin d'année de l'école primaire des enfants de l'Ashram: déjà pour revoir mes anciens élèves, puis aussi parce que je trouve cela important que ces enfants tamuls qui apprennent à étudier en français dès le jardin d'enfants, aient des spectateurs français pour leur spectacle. ( histoire de leur mettre la pression! Hi hi! )

Donc, vraiment, le spectacle autour de la ferme, sans prétention était très sympathique, certains enfants de 8-9 ans avaient appris de jolies tirades en français. J'ai bien aimé un ratage à l'entrée: le petit qui devait ouvrir le bal avec une trompette en bouche en plastique, l'a mise à l'envers!
Je ne sais pas si les vidéos vont donner quelque chose, mais en mouvement, je trouve ça sympa de partager ce moment privilégié puisqu'il n'est pas si aisé d'entrer dans ces départements de l'ashram.





Ensuite, il y avait une exposition de leurs travaux dans tous les domaines pratiques: peinture, dessin, origami, collages, sculpture, menuiserie tissage, couture; des tours de magie avec les dés et calendriers où j'ai été bluffée sur toute la ligne. Franchement, le fait d'avoir des enseignants aussi de toutes les cultures, ça a donné une exposition très riche et surtout exemplaire...
 Je suggère à tous de lire le livre "On Education" de Mother.

Pourtant, je peux l'assurer, le matériel est digne des années 50, mais on rafistole, on bricole, on recycle...on utilise les compétences aussi des autres départements de l'ashram qui donnent tous leurs "restes" comme matériaux à l'école et c'est une très belle organisation.




















Mon préféré reste celui-là !

Mais évidemment, la note ashramique est ailleurs: une éducation fortement spirituelle qui ici n'est pas du tout présentée sous forme de "morale"...il s'agit bien d'une éducation à la pleine conscience dans la vie quotidienne pour que ces enfants ne soient pas dominés comme nous autres par le physique, le vital physique, le mental, le mental physique mais bien par un psychisme équilibré et organisateur grâce à sa reliance divine qui en aucun cas coupe de l'action et de la volonté individuelle. Bien sûr, Sri Aurobindo et Mother, sont vénérés parfois d'une façon un peu trop religieuse que ces derniers, s'ils étaient encore vivants physiquement auraient bien entendu redressée car ils craignaient justement qu'à leur "disparition", les hommes ne fassent d'eux des Dieux... mais l'homme a besoin d'intermédiaires incarnés et "visibles" pour se retrouver et leur propension au fait religieux et aux pratiques ne changera pas d'ici demain... hélàs...










Je ne peux pas m'empêcher de mettre quelques clichés de ces enfants: